Départ toujours aussi matinal, pour éviter une ascension sous fortes chaleurs. La nuit a été mouvementée, dû à d’autres randonneurs qui faisaient le GR dans l’autre sens et qui fêtaient leur dernier nuit comme il se devait. Les jambes tirent au réveil, le dos aussi mais à notre grande surprise, très peu d’ampoules. Nous voilà donc rassurés!
Aujourd’hui nous attendent 700 mètres de dénivelé positif et 900 mètres de dénivelé négatif, sur 6,5 kms. Le guide annonce 7 heures. Ce temps nous parait très long, on commence à se questionner sur ce qui pourrait nous ralentir. Sans se poser davantage de questions, on se dit que ça doit être lié au fort dénivelé. En fait, ça sera bien pire que ça…
Mais revenons à notre énergie et bonne humeur de début de journée. La première ascension est en effet coriace, avec de grosses aulnes, telles des marches à gravir. Les cuisses ne tardent pas à chauffer!
Arrivée en haut, nous marchons au bord d’une falaise qui donne sur le cirque du Ladruncellu à 2000 mètres d’altitude. Cette sensation vertigineuse donne un charme tout particulier à cet endroit. Nous restons quelques minutes à admirer ce paysage sauvage, ce qui nous permet aussi de reposer nos jambes.
Après ces émotions, nous reprenons la route avec une idée en tête : trouver le refuge.
On aperçoit assez rapidement sur la montagne d’en face un autre chemin. Il nous parait loin mais on se fait rapidement à l’idée que la journée est loin d’être finie et on enclenche un pas soutenu.
Nous sommes assez vite arrêté par une première paroi à grimper, assez atypique pour une randonnée.
Une fois ce mur franchi, on s’aperçoit que c’est le premier d’une longue série!On découvre ainsi une des caractéristiques des sentiers du GR : la roche. Et pour la franchir, pas d’autres choix que de pratiquer l’alpinisme. Qui ne s’avère pas si évident avec 10 kilos sur le dos
2 heures plus tard, nous voilà au bout de ces passages difficiles. Même si nous n’avons pas avancé de beaucoup de kilomètres, nous sommes contents d’avoir fini ce passage sportif 🙂
On aperçoit ensuite le refuge en contre bas, il nous reste environ 2 heures de descente dans les cailloux.
On enclenche un pas soutenu, enfin pas pour longtemps.. Clara dévale rapidement la pente non pas sur les jambes mais sur les fesses, emmenée par son sac. Quelques égratignures seulement mais une belle frayeur qui calme un peu notre rythme.
Le mental est toujours là, on arrive au refuge sous la pluie. Nous avions un peu sous estimé cette étape. Celle du lendemain est décrite comme encore plus difficile. On va donc aller lire la typologie, manger un bon plat de pâtes chaud et finir par se reposer sans tarder.