Grand Teton – Wyoming

Nous reprenons notre route direction Grand Teton, le petit frère de Yellowstone. Ce parc est situé juste en dessous de Yellowstone. Nous voulions le faire à l’aller mais la grêle nous a refroidi. Ce parc est beaucoup moins connu que Yellowstone et pourtant il n’a rien à lui envier pour ses paysages.

Le parc est dominé par Teton Range, une superbe chaîne de montages qui s’élève brusquement. Les trois principaux sommets culminent à 4000 mètres d’altitude. Minute culture, le nom du parc a été donné par des trappeurs français. A la vue des trois plus hauts sommets enneigés, ils songèrent à la forme de tétons féminins. Et le nom est resté !

Nous partons randonner dans un canyon entouré de cascades. Pour se rendre au départ de la randonnée et au pied des tétons, nous devons prendre un petit bateau qui nous fait traverser le lac Jenny, situé au pied des montagnes. D’ailleurs les lacs de ce parc sont tous plus bleus les uns que les autres. Encore beaucoup de faune présente dans ce parc mais pas de rencontre avec les ours pour cette fois ci. On aperçoit tout de même quelques marmottes, des wapitis au coucher de soleil ainsi que des antilopes et leurs petits.

Yellowstone – Wyoming

Yellowstone pluvieux, Yellowstone heureux. Mais cette météo n’a pas mis en péril le but premier de ce voyage, ce que nous attendions le plus depuis notre départ : La chasse à l’ours.

Armé d’un véhicule tout terrain, d’un flair de lynx, d’œil de loup, d’une endurance de coyote et .. d’une bombe à ours, nous voici sur le départ.

Les premiers kilomètres parcourus nous ont permis de découvrir la beauté de Yellowstone. C’est le parc le plus ancien des États Unis et une des plus belles merveilles du monde. Des fumées de souffre s’échappent de chaque plaine, qui sont elles même entourées de montagnes enneigées, qui elles mêmes abritent lacs et rivières.

La première étape de notre chasse se déroula dans les zones des geysers. En effet, nous avions lu que les animaux aiment se balader le long des jets de souffre car c’est là où la neige fond en premier. Après un hiver rude, ils sont contents de retrouver un peu de terre ferme.

Nous avons vu des paysages extraordinaires. On pense notamment au grand prismatic qui est, avec la champagne pool de la Nouvelle Zélande (référence pour les fans qui nous suivent depuis le début), une merveille du monde. Un endroit où le fin fond de notre planète s’exprime de manière si variée et étrange à la fois. Nous sommes ensuite allé à la rencontre du geyser star du parc : Lone Star geyser, un peu plus en retrait donc moins fréquenté. Ce geyser qui entre en éruption toutes les 3 heures environ fait un bruit de réacteur d’avion tellement son jet est puissant. Nous remplissons nos souvenirs de magnifiques paysages mais.. toujours pas d’ours.

La deuxième étape de notre chasse nous a amené à parcourir la partie nord du parc, qui est plus sauvage. Après s’être renseignés, nous avons davantage de chance de voir les animaux à l’aube ou au crépuscule, nous organisons donc nos journées en fonction. Tôt le matin, nous commençons nos randonnées et en fin de journée nous chassons à bord de notre véhicule tout terrain. Des les premières randonnées, nous admirons un paysage très différent. En effet, nous grimpons entourés de montagnes enneigées et prenons de la hauteur sur des plaines à perte de vue. Lors d’une randonnée, nous voyons au loin venir droit sur nous, un mammifère. Plus il s’approche et plus il apparaît petit, bien trop petit pour être un ours.. Quand il s’arrête à 5 mètres de nous, le temps se fige et nous sommes bel et bien face à un magnifique coyote. Nous passons tous quelques minutes à se dévisager et le coyote décide de se décaler de quelques mètres pour nous laisser passer.

Le soir venu, nous passons au plan B de notre chasse et nous prenons la route. La première alerte se fait rapidement quand nous apercevons un mammifère, beaucoup plus haut ce coup-ci non loin de la route avec quelques voitures arrêtées. On s’approche, plein d’espoir (toujours la bombe à ours pas très loin), et là.. un élan. Il est beau, très beau même, on prend le temps de l’admirer mais ce n’est pas un ours.

La route continue, nous sommes plein d’espoir. Nous entrons dans la vallée de Lamar au Nord Est du parc, réputée pour sa faune abondante. Les paysages sont grandioses, on s’éloigne un peu des montagnes pour entrer dans d’immenses et magnifiques plaines parcourus par des ruisseaux. On remarque un attroupement de voitures au loin, ce qui est souvent signe qu’un animal s’y trouve, on se rend doucement sur place. Ce n’est pas un, ni deux, ni dix mais bel et bien des centaines de bisons que nous apercevons ! Quelle surprise ! C’est un animal surprenant et épatant à observer. Les oiseaux se promènent sur leur dos sans trop les déranger. Par contre les bisons sont éparpillés le long de la route et parfois sur la route, ce qui cause pas mal de bouchons. On s’en moque, on a le temps 🙂

Le jour tombe, nous décidons de faire demi tour en se disant que nous ne rentrons pas complètement bredouille. Sur le chemin du retour, une voiture est arrêtée sur le bord, et une personne semble insister à vouloir regarder en direction des montagnes à l’aide de jumelles. Qui ne tente rien n’a rien, nous allons lui tenir compagnie en lui demandant par curiosité ce qui l’intrigue. Et là! A 200 mètres de nous, couché en haut d’un rocher : Un ours ! Tant d’efforts pour apercevoir ce (petit) mammifère! On l’imaginait plus noir car c’est un ours noir alors qu’en réalité ils sont plutôt bruns. L’ours semblait faire sa sieste en relevant sa tête de temps à autre pour chasser les moustiques. Nous rentrons à notre camping tout sourire, notre chasse porte enfin ses fruits !

Le lendemain soir, après une journée randonnée sans rencontre animalière, nous reprenons notre chasse plein d’espoir. Le temps n’est pas avec nous, le ciel est sombre et les nuages sont très menaçants. On se dit qu’il en faut un peu plus pour effrayer un ours. Nous optons cette fois ci pour la partie Sud Est du parc où les ours sont moins fréquents mais ces derniers temps, certains s’y sont promenés. Après une route sous une pluie battante on décide de faire demi tour, bredouilles. Sur le bas côté où nous voulions nous garer pour repartir, une voiture est arrêtée et une personne regarde au loin dans ses jumelles, trempée. Un rapide coup d’œil à la plaine et là! Non pas un ours.. mais un grizzly! Ça va au delà de nos espérances ! En effet si les ours noirs sont communs dans le parc, il y a seulement une centaine de grizzly qui restent souvent bien cachés. Malgré la pluie, on passe un long moment à l’observer. Il gratte le sol, cherchant à manger, il part parfois en courant, dès qu’un orage éclate, il se lève et nous regarde. C’est un très beau moment.

Notre semaine à Yellowstone touche presque à sa fin et nous profitons de notre dernière journée en randonnant. Sur la route de l’allée, plusieurs arrêts dès que l’on voit un attroupement mais ce sont plus souvent pour des bisons, wapitis ou élans que pour des ours, moins fréquents. Parmi nos arrêts, un s’est avéré intéressant. Et oui, notre chasse ne s’arrête plus! A quelques dizaines de mètres de la route, derrière un arbre en contre bas : un ourson! Il faisait la sieste et on voyait sa tête et ses petites oreilles se relevaient de temps à autre. Nous ne sommes pas restés très longtemps car nous ne savions pas où était la mère 🙂

Sur la route du retour, un peu fatigués par l’enchaînement des 5 jours de randonnées et par nos chasses nocturnes, nous baissons notre garde. Il faut dire qu’on a déjà été bien gâtés! Nous entrons tout à coup dans un bouchon de voitures. On notera que ce sont les seuls bouchons que l’on apprécie car ils sont signes d’animaux 🙂 On voit plusieurs Rangers qui font signe aux voitures de circuler. On se dit qu’on est arrivés trop tard. On obéit aux Rangers et on circule prudemment. Quand tout à coup! Sur le bas côté, non pas un, ni deux mais plusieurs ours ! Un maman et ses petits ! A une vingtaine de mètres seulement! On comprend mieux pourquoi les Rangers se sont mobilisés, les ours sont proches et c’est dangereux. On arrive à prendre quelques clichés à la volée et on repart, le sourire aux lèvres.

San Francisco et la côte californienne

On continue notre découverte de la Californie avec la visite de l’incontournable San Francisco, la ville où il fait bon vivre.

Nous avons arpenté ses rues dès notre arrivée et on peut dire qu’elles sont très raides. D’ailleurs les locaux, qui eux connaissent ce dénivelé, utilisent plutôt le tramway au style ancien.

Nous avons ensuite pris le ferry pour aller visiter la célèbre prison d’Alcatraz. Dès notre arrivée sur l’île, le bâtiment est impressionnant par sa taille (9 hectares).

Des audio guides nous ont permis de visiter toute la prison avec plein d’anecdotes. Surnommée The Rock c’était la prison la plus redoutée des criminels et surtout celle dont on ne s’échappait pas.

Parmi toutes les tentatives d’évasion, seuls 3 prisonniers sont encore portés disparus officiellement, les autres ont souvent périt dans les eaux glaciales et agitées du Pacifique.

Après 29 ans de service, la prison ferma pour raisons financières.

L’île est aussi un refuge pour de nombreux oiseaux. Le jour de notre visite nous avons d’ailleurs pu voir des centaines de bébés mouettes, bien plus mignons que leurs parents 😉

Le soir venu nous sommes allé admirer le coucher du soleil derrière le Golden Bridge. Certains se lancent dans la traversée à pied ou en vélo, pour notre part ça sera en voiture !

Nous avons ensuite repris la route le long de la côte californienne. Durant nos différents campings sauvages nous avons pu observer les couchers de soleil avec les baleines en première plan. De beaux moments que nous n’oublierons pas !

Un de nos campings était au phare de Reyes point. Bien que la météo n’était pas clémente, la vue était splendide, comme une impression de bout du monde.

Nous avons ensuite quitté la côte pour traverser le parc national de Redwood. Nous sommes passé le matin assez tôt ce qui nous a valu une traversée entre les immenses arbres dans la brume et un décor digne d’un film.

Yosemite – Californie

Ah Yosemite. On t’a détesté, on t’a apprécié, tu nous as tué mais surtout tu nous as époustouflé. Yosemite National Park est l’une des plus belles vallées sur Terre et le 2ème parc américain le plus ancien derrière Yellowstone. Evidemment, nos routes devaient se croiser.

Notre premier jour justifie le fait qu’on a, pendant quelques heures seulement, détesté ce parc. Victime de son succès, on se doute que nous n’étions pas seuls. Après une longue route sinueuse très chargée, nous arrivons enfin dans la vallée de Yosemite. On peut dire que les décors sont déjà grandioses. Notre première inquiétude étant le camping, que nous n’avions évidemment pas pris la peine de réserver en avance. Comme prévu, en arrivant dans le parc, le visitor center nous indique que tout est archi plein. Il restait quelques places dans des campings a 30 minutes de route mais impossible pour nous de se dire qu’on devait refaire la route (et ses bouchons) en sens inverse. Après avoir étudié tous les plans possibles, on tente le ‘coup de téléphone a un ami’, en l’occurrence a la rangers en charge des réservations des campings. On se rend au bureau en personne et on fait nos yeux doux, ‘Bonjour, oui on cherche minimum 3 nuits de campings ici, il est 16h45 et vous fermez dans 15 minutes. C’est bien ça.’ Evidemment, elle nous répond que tout est plein depuis des mois. Puis, comme par magie, son téléphone sonne et une annulation vient tout juste de tomber. On arrive maintenant dans la phase : On t’as apprécié. Avec tout autant de chance on arrive a réserver 1 nuit + 1 autre plus tard. On retrouve ensuite des amis (https://eloetfloenvadrouille.wordpress.com/) avec qui on partage un emplacement, nous arriverons finalement a passer 4 jours complets!

Notre première journée plus fun commence et pour libérer tout ce trop plein de stress et d’énergie, nous partons faire 8 km sur 1000m de dénivelé pour se rendre en haut d’une des 4 chutes de Yosemite. Il fait très chaud, c’est dur mais la chute nous envoie un peu de brume de temps a autre ce qui nous motive. On arrive en haut après 3 heures de grimpette et c’est beau. Vraiment beau. On est effectivement tout en haut de la chute et on a une vue impressionnante sur le parc.

Notre deuxième journée étant une journée repos, on prend le départ d’une plus petite randonnée dans le secteur de Glacier Point. Ces quelques 4 kms nous permettent d’atteindre le Sentinel Dome, moins célèbre que le Half dome, véritable mascotte du parc. On grimpe tout en haut de ce dôme, la vue est superbe, bien que très différente de celle de la veille. En effet, on peut voir la forme du Half Dome qui semble avoir été coupé net. On décide de prolonger un peu la randonnée pour descendre jusqu’à Glacier Point. Ce point de vue permet de voir 3 des 4 cascades de Yosemite ainsi que la vallée surplombée par le Half Dome.

On reprend les choses sérieuses pour notre troisième journée et on prend le départ de la randonnée la plus populaire du parc. Quelques 10 kms et 700m de dénivelé permettent d’approcher 2 cascades du parc : Vernal et Nevada. On atteint assez rapidement la première cascade et on peut dire qu’on l’a bien vu! En effet, le sentier passe presque dans la cascade et donc on ressort d’ici : trempés. On ne se plaint pas avec les 30 degrés extérieurs! On continue le chemin qui est maintenant composé de grandes marches d’escaliers glissantes vers Nevada fall. On passe par l’étape : Tu nous as tué. Le chemin est beaucoup plus raide et donc beaucoup moins fréquenté, a notre grand plaisir. On arrive enfin au sommet de tout, ou presque, puisqu’on reste au pied du Half Dome. On atteint la phase : Tu nous as époustouflé. On ne s’attendait a rien et on est restés bouche bée. La vue panoramique du haut de la chute est encore plus impressionnante que notre première randonnée. On reste la haut, au soleil, a admirer le paysage et a se reposer dans ce petit coin de paradis. On vous laisse en juger par les photos 🙂

Sur le chemin du retour, histoire d’assurer la position de cette randonnée dans le top 3 de notre classement final, un serpent a sonnettes croise notre route. Il est gros, impressionnant et prend tout son temps pour traverser.

On profite de notre dernière journée pour se promener dans le parc et faire des lessives avant de reprendre la route direction San Francisco!

Sequoia et King’s Canyon – Californie

La route continue direction Séquoia National Parc. Le parc est situé à une altitude de 2500m et regroupe d’imposants sommets, gorges profondes, lacs, rivières et des forêts d’arbres millénaires, notamment des séquoias géants !

On passe la première journée du côté sud et plus nature du parc. On emprunte une petite route de montagne déserte, on aperçoit même un lynx! Après l’avoir vu traverser, nous l’avons observé se reposer pas très loin de la route. On garde quand même nos distances!

On voit enfin le bout de cette route très sinueuse et on arrive à un campement au milieu des montagnes, au bord d’une rivière, magique. On se fait même le plaisir de préparer des pizzas au feu de bois : les meilleurs de notre vie! Bon nous sommes dans une zone active d’ours, on est prévenu plus d’une fois avec les panneaux donc on prend bien soin de ranger la nourriture dans les caisses en métal mises à disposition. Autre précaution, les marmottes ont pour fâcheuse habitude de grignoter les câbles des voitures. Pour éviter cela, les rangers nous recommandent de bâcher le moteur de notre voiture. Regardez les photos c’est tout une technique!

Le lendemain, réveil matinal pour gravir les 800m de dénivelé sur 10kms et aller à la rencontre du Eagle Lake.

On espère tout le long de la montée croiser un ours mais ils ont l’air de bien se cacher. Par contre les marmottes nous accompagnent tout le long. Après une bonne grimpette, on arrive au lac d’altitude. Le paysage est magnifique,un lac transparent entouré de montagnes enneigées. On se croirait dans les Alpes!

Deuxième jour dans le parc, un peu plus reposant. On rejoint la partie plus touristique. Premier arrêt : Moro Rocks. 350 marches pour monter un dôme géant en granit qui permet d’avoir une vue imprenable sur le parc. Deuxième arrêt, enfin plutôt un passage dans un arbre couché qui fait office de tunnel. Dernier arrêt pour aller voir l’organisme vivant le plus imposant au monde : le Général Sherman Tree. D’une circonférence de 30m, cette arbre de 83m de hauteur a 2200 ans, et il est bien conservé! On se sent vraiment petit à côté, et personnellement on vote pour sa candidature au roi de la forêt.

Troisième jour, on met le cap sur King’s Canyon. Techniquement c’est un autre parc mais il se situe au même endroit que séquoia parc. Après une nuit mouvementée, à essayer de chasser les bêtes qui grattent sous la voiture, nous prenons le départ d’une randonnée de 13kms pour aller voir la chute brume. Cette randonnée longe la rivière et finit par une grimpette pour atteindre la chute. On observe d’en bas en se faisant un peu mouillé! La fonte des neiges est récente donc la chute a un débit impressionnant.

Joshua Tree – Californie

On reprend la route direction le parc de Joshua Tree. Il doit son nom à ses célèbres arbres cactus que l’on trouve uniquement dans ce parc.

Le plan initial était de randonner pour aller voir une Oasis. En arrivant dans le parc, des Rangers nous signalent qu’une personne est disparue depuis longtemps donc ils ferment le parc pour partir à sa recherche.

Plan B (on commence à avoir l’habitude !), on trouve une randonnée dans le Ladder Canyon, proche du parc. Il fait très chaud et on le ressent des le début de la randonnée. Rapidement, le chemin entre dans le canyon et on trouve un peu de fraîcheur. On commence à comprendre le nom du canyon quand on gravit les premières échelles pour grimper les parois. On croise d’ailleurs un couple avec un chien, qui ont décidé d’attacher le chien (un gros chien) sur le sac de randonnée pour passer les échelles. On se dit qu’on se complique trop la vie parfois! On sort enfin du canyon et on atteint un point de vue sur cette partie désertique.

Le lendemain, 2eme essai pour aller voir l’oasis perdue, et ce fut concluant ! 11kms de randonnée dans un désert assez chaud et sans ombre. Mais le décor en valait le coup, on croise pleins d’arbres plus atypique les uns des autres. En arrivant à l’oasis, on aperçoit des immenses palmiers comme s’ils s’étaient un peu perdus dans ce désert. Ça nous permet de prendre notre pause repas à l’ombre !

Los Angeles – Californie

Welcome to California ! Et plus précisément à Los Angeles où on fait halte pour quelques jours. On retrouve un ami de Montréal qui habite maintenant là bas, ce qui nous fait un bon guide touristique !

Première impression : il y a du monde ! Et on avait un peu perdu l’habitude. En effet, 18 millions d’habitants, ça se ressent dans les rues, sur la plage et plus que tout dans le traffic. C’est sur qu’à Death Valley c’était un peu plus calme ! Mais on se fait rapidement à ce rythme de vie animé qui a son charme. En plus, niveau météo, aucune surprise il fait tous les jours de l’année, le même temps : 20 degrés et beau.

Première journée de visite côté plage. On marche sur le célèbre Pier de Santa Monica où de nombreux films ont été tournés. Bien que pas très grand, ce ponton est très animé : beaucoup de boutiques, restaurants et un parc d’attractions cohabitent dessus. Au bout du ponton, on retrouve des pêcheurs qui patientent calmement, éloignés des foules.

On note aussi le panneau qui indique la fin de la célèbre Route 66, sur le ponton même !

On continue notre visite le long de la plage, on profite d’une bonne glace et on rigole devant la mode des trottinettes électriques. Elles sont en libre service comme les V-cub à Bordeaux et apparemment très très utilisées.

Ici on remarque que tous les styles sont permis, du militaire, au Life guard, à la poussette pour chiens en passant par les énormes tatouages « East Side ».

On rejoint Venice Beach où la tendance est plus surf et skate, mais le coin reste tout aussi animé. On atteint ensuite Le point de rendez vous le plus célèbre de la côte : Muscle Beach. Vu le nom, on se doute de qu’on peut y trouver, mais il faut voir pour le croire. Donc on trouve, du muscle. Beaucoup de muscles. Et plus précisément des démonstrations de muscles. Les gens restent des heures à observer les gros bras s’essayer à des figures sur une barre haute. Cela dit, c’est impressionnant! Il y a même une place où sont exposés d’anciennes machines de musculation. Celles avec lesquelles s’est entraîné Schwarzenegger! Et cela va sans dire, qu’il y a tout autour de cette animation, beaucoup de magasins de nutrition.

Le soir venu nous suivons notre ami dans un petit restaurant avec une superbe vue sur la mer et le coucher de soleil. On aperçoit même des dauphins jouer au loin !

Après une journée de repos, on continue notre visite direction les hauteurs de LA. Après quelques panoramas tous aussi beaux les uns que les autres, nous atteignons le fameux signe d’Hollywood. Bon c’est un signe, rien de bien plus intéressant. On redescend pour aller se promener sur Walk of Fame où on marche la tête baissée pour lire chaque étoile gravée. Une chance, on trouve celle de Céline Dion 🙂

Sur la route du retour, on passe dans Beverly Hills pour admirer les grosses maisons et leurs grosses voitures qui vont avec.

Le soir venu, on décide d’aller voir le coucher de soleil un peu plus au Sud, à Manhattan Beach. On l’admire en mangeant des Poké bowls et on peut dire qu’on est plutôt pas mal!

Death Valley – Californie

La Vallée de la Mort est un des endroits les plus profonds de l’hémisphère Nord qui s’enfonce a 86 m sous le niveau de la mer. C’est le parc le plus grand des Etats-Unis (13 354 km2) mais c’est aussi le point le plus chaud et le plus aride. La température entre Juin et Septembre dépasse les 40 degrés a l’ombre, et pas de chance il n’y a pas d’ombre. En théorie on peut faire frire un œuf sur le capot d’une voiture.

Nous avions donc prévu d’arriver en fin de journée, avec l’espoir d’avoir un peu de ‘fraîcheur’ en ce mois de Mai. Première halte sur un camp avant l’entrée du parc, il fait bon, un peu d’air frais, on se dit que ‘c’est pas si pire’. Le coucher de soleil approchant, nous reprenons un peu la route pour aller l’observer a Zabriskie point. Arrivée la bas, on se croirait sur la Lune : vue sur les collines pleines de couleurs pastels.  Bon, la température monte un petit peu.

On pousse le vis en voulant finalement aller dormir dans un autre spot, Badwater, qui nous permettra d’observer le lever de soleil. On reprend la route, on entre dans le parc et la, on comprend assez rapidement que le parc est une cuve entourée de roches qui retiennent la chaleur. Conclusion : il fait très chaud. Alors oui il y a de l’air, mais le même air qui sort du four.. On dort tant bien que mal, (plutôt mal), sur ce parking étouffant ou nous ne sommes pas seuls. Ne vous inquiétez pas, on ne s’est pas donnés tout ce mal pour rien. Au lever du soleil, et avec un peu de fraîcheur même, on observe une étendue immense remplie de plaques de sel. C’est le point le plus bas, on voit d’ailleurs un panneau qui indique le niveau de la mer, 80 m au dessus de nous sur la roche. La rosé du matin colore les nuages et vient compléter ce magnifique tableau.

Sur la route pour sortir du parc, on fait un détour pour voir La Palette de l’artiste. Pour rejoindre le point de vue, on emprunte une petite route sinueuse sur 15 kms (interdite d’ailleurs aux campings cars) et on se demande ou elle nous amène. Le somptueux paysage de montagnes justifie le détour. On découvre un amphithéâtre dont les pigments minéraux ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses. Des nuances ocre, mêlées a des pointes de vert. On croirait vraiment que quelqu’un est passé mettre un peu de peinture.

Enfin, en continuant notre route, nous croisons un coyote, plutôt une coyote au vu des mamelles. Elle n’était pas farouche mais plutôt curieuse de notre présence. Un grand moment!

Las Vegas – Nevada

Welcome to Las Vegas. Bienvenue dans le Disneyland pour adultes. Formidable et décadent, aberrante et géniale.. on pourrait utiliser un bon nombre de superlatifs pour décrire cette ville, ce royaume, ce parc d’attractions. Certains affirment qu’on ne peut pas comprendre les États Unis sans avoir mis les pieds à Vegas.

La ville se sépare en 2 quartiers : le downtown et le strip.

Nous avons commencé par visiter le downtown. Pour rester positif, c’est désert et les gens sont peu accueillant. On croise quelques couples sortants des petites chapelles mais rien de bien plus intéressant.

Direction le boulevard du strip et là c’est une autre histoire, on croirait même être dans une autre ville. Évidemment, il y a des casinos chaque mètre de trottoir mais aussi quelques monuments représentés comme la Tour Eiffel mais aussi les gondoles de Venise qui flotte dans une toute petite étendue d’eau. D’ailleurs, certains chercheurs ont levé une alerte sur le fait que Las Vegas serait bientôt à court d’eau. C’est vrai que niveau écologie, on lui donne pas le prix Nobel, avec les casinos climatisés ouverts sur la rue. Cela étant dit, c’est une ville à visiter ! 🙂

Le soir venu, et après avoir profiter de la piscine et aqua land de notre hôtel, nous nous sommes adonnés à quelques jeux. Autant les machines à sous demandent peu de réflexion et donc sont plutôt perdantes, autant la roulette a été notre plus beau succès. Quelques heures après s’être concentrés sur cette petite bille qui roule, nous avions remboursés notre chambre d’hôtel !

Nous sommes monter nous coucher dans notre chambre au 34eme étage plutôt fiers 🙂

Le lendemain, nous avons repris la route direction Death Valley où nous avons fait une halte sur la célèbre Route 66. Bon rien d’extraordinaire si ce n’est les quelques motels et vieux commerces qui subsistent.

Grand Canyon – Arizona

(Re) Bienvenue au Grand Canyon! Pas besoin de faire les présentations, une faille fantastique entourée de pitons majestueux et l’un des phénomènes géologiques les plus spectaculaires qui soient.

Nous circulons dans le village touristique au milieu de la nature. On aperçoit une attaque d’un élan voulant manger la pizza d’un monsieur, qui lui ne voulait pas. Les gardes se contentent de dire au monsieur de s’éloigner. On comprend alors rapidement qu’ici les animaux passent avant les humains, en gros c’est nous qui sommes chez eux. Bon à savoir si jamais c’est un ours qui nous attaque !

Après quelques arrêts sur des points de vue panoramiques tous très beaux, on prend le départ de la fameuse randonnée qui nous permet de descendre dans le canyon. On notera pour information que nous aurions bien pu faire cette randonnée comme prévu il y a quelques semaines, on s’est juste mal compris avec le GPS… mais c’est un détail! 🙂

Revenons à notre belle randonnée, la Bright Angel Trail. C’est la seule qui permet de descendre tout au fond du canyon, jusqu’à la rivière du Colorado. Bon la totalité du chemin fait 23 kms (aller) donc la plupart des gens se contente d’une petite portion. Avec cette chaleur étouffante et le fait que nous n’avions pas d’équipements pour passer la nuit en bas dans le canyon, nous avons opté pour la portion. Ce qui est marrant et à la fois dangereux dans cette randonnée, c’est qu’à l’inverse de d’habitude, on commence par descendre quand on a plein d’énergie et la remontée se fait sur le retour quand on est fatigués. Il y a beaucoup de panneaux de prévention tout le long de la randonnée pour mettre en garde afin de ne pas oublier que la descente est facile mais le plus dur reste à faire. Notre portion fait un total de 9kms, et les 4,5 kms de montée étaient en effet, très rudes.

Tout le long de notre montée nous avons pu suivre un convoi de 15 mules qui étaient chargées d’équipements pour les refuges. On en aurait bien emprunté une pour faciliter notre remontée ! 🙂

Cet article marque la fin de notre premier mois d’aventure ! Le bilan est pour le moment plus que positif, on a hâte de découvrir la suite 🙂