Après quelques mois de pause dû à notre retour en France et notre emménagement, nous repartons sur les sentiers de randonnée pendant le long week-end de l’Ascension.
On choisit d’aller profiter du beau temps dans les Pyrénées, proche de Cauterets, pour gravir les cols d’Aratille et des mulets. Il y aura donc.. du dénivelé. Mais c’est un choix voulu, cette reprise marque aussi le début d’un entrainement pour notre prochain défi sportif/voyage… à suivre! 🙂
Départ donc jeudi après midi sous un soleil de plomb avec une température estivale à plus de 25 degrés. Équipés de nos nouveaux sacs à dos de randonnée, nous voici partis pour la première journée de randonnée qui se terminera au refuge Wallon. Nous sommes accompagnés d’un ami, voulant profiter de l’air de la montagne.
Nous observons assez rapidement la première faune, avec 2 isard au loin (un peu trop pour une photo) à la recherche d’herbe. On entend rapidement des marmottes, que l’on observe aussi quelques minutes plus tard.
Après 4 heures de marche et 500 m de dénivelé, nous arrivons au refuge. Il est situé dans une vallée, entourée de montagnes. On aperçoit même un peu de neige au loin, on se situe à 2100 m d’altitude. Le beau temps est toujours au rendez-vous, on profite des derniers rayons de soleil pour boire une bière et tremper nos pieds dans la rivière. Pas trop longtemps finalement, parce que l’eau est glacée 🙂 Ce refuge est le seul des Pyrénées a n’avoir pas eu encore droit à une rénovation. Disons qu’il y a pile poil ce qu’il faut pour dormir, ni plus, ni moins. A table, nous échangeons avec d’autres randonneurs. On partage nos parcours du lendemain, ce sera les cols d’Aratille et des mulets pour nous. Tiens, c’est marrant on commence à nous parler crampons et raquettes à neige. Equipements, qui, bien évidemment, ne font pas du tout partis de nos 10 kgs de bagages respectifs. Certains nous conseillent de partir tôt pour avoir une neige qui tient, certains plus tard pour qu’elle ait le temps de ramollir, certains sont plus catégoriques en nous recommandant de ne pas y aller. Après mure réflexion, on décide de se lever pas trop tôt ni trop tard et puis on opte pour du « On verra bien ». Et puis de toute façon, notre 2ème nuit dans le refuge, de l’autre côté des cols, étant déjà réservée, on n’a rien à perdre à le tenter.
Réveil matinal donc, qui nous permet d’admirer la vallée sous un autre angle, avec les couleurs du matin. On part à la fraîche, et on atteint rapidement le lac d’Aratille, au pied du col d’Aratille. Jusqu’à là, aucun soucis, pas de neige sur le chemin. Par contre, le lac est complètement gelé, et depuis ce point on peut apercevoir notre prochain destination, le col d’Aratille. On observe bien, vraiment bien même, le chemin à suivre grâce à une trace de pas dans la neige qui gravit le long du col. La montée s’annonce corsée mais on garde notre idée première « On verra bien ».
On glisse, on s’enfonce, et on galère. Mais surtout, on comprend beaucoup mieux la question des crampons ou des raquettes, qui bien évidemment, nous aurait quelques peu facilité la tâche. Sportifs que nous sommes, on lâche rien et on finit par venir à bout de cette montée. On arrive en haut du col, à 2500 m d’altitude. Que c’est beau! Une vue 360 sur la chaîne de montagne avec en premier plan le Grand Vignemale qui gravite à 3300 m face à nous. Il est évident que nous choisissons ce spot pour notre pose pic-nique.
Notre randonnée continue en longeant la montagne pour atteindre le début du prochain col. Après une traversée en devers, nous apercevons, au loin le col des Mulets qui s’élève face à nous. Puisque nous montons encore en dénivelé, il va sans dire qu’il y a de plus en plus de neige, et notre deuxième ascension s’annonce plus corsée. Surtout que la neige a eu le temps de fondre, donc on s’enfonce de plus en plus. Juste avant d’attaquer notre ascension, on croise un couple qui vient à l’inverse de nous. Ils ont l’air confiants, en nous disant que le chemin ne glisse pas trop par contre, oui on s’enfonce jusqu’aux genoux. Ils finissent par nous dire « Chapeau d’avoir grimpés sans crampons », bon c’est pas comme si c’était un choix délibéré mais on repart pas peu fiers de ce compliment. Cette deuxième ascension se passe sans encombres, si ce n’est qu’on prend notre temps, parce qu’en effet, on s’enfonce beaucoup et la montée est très raide. On fait attention à chaque pas, pour pas se retrouver à dégringoler dans la vallée. Après de beaux efforts, on atteint les 2600 m du col des Mulets. On est seuls au monde, on admire une nouvelle vallée, c’est à couper le souffle.
Maintenant qu’on est devenus des pros de la grimpette, une autre épreuve nous attend : la descente. Et pas n’importe laquelle, puisque le chemin est complètement enneigé et donc ça glisse. Je ne sais pas si ce sont nos cerveaux, nos âmes d’enfants ou encore nos cuisses fatiguées qui réfléchissent à ce moment là, mais ni d’une, ni deux, on pose nos fesses sur nos protections de pluie de sac à dos et on descend.. en luge ! On peut dire que ça marche plutôt bien! En quelques minutes, nous voilà presque en bas, d’où on aperçoit notre 2ème refuge, le refuge des Oulettes de Gaube.
Ce refuge est beaucoup plus moderne, il a d’ailleurs de la bière en pression! On sort le jeu de cartes, les tongs et on se repose. Après une soirée conviviale avec les autres randonneurs, il est temps de rejoindre notre dortoir et ses lits superposés à 3 étages.
Au réveil, direction notre point de départ, avec une bonne descente qui nous attend. Sur notre route, on croise beaucoup de marmottes, de moins en moins farouches les unes des autres. On arrive rapidement au lac de Gaube. Je ne sais pas si c’est l’effet de surprise mais Whouah. On en prend plein la vue. Il y a du monde certes, mais ça n’enlève pas la beauté de ce petit coin de paradis.
On arrive enfin au parking, toujours sous le même soleil de plomb mais avec un peu moins d’énergie qu’au départ. Ce week-end a l’air de la montagne permet de valider nos sacs de randonnée et recharge nos batteries pour reprendre le travail !







































