Death Valley – Californie

La Vallée de la Mort est un des endroits les plus profonds de l’hémisphère Nord qui s’enfonce a 86 m sous le niveau de la mer. C’est le parc le plus grand des Etats-Unis (13 354 km2) mais c’est aussi le point le plus chaud et le plus aride. La température entre Juin et Septembre dépasse les 40 degrés a l’ombre, et pas de chance il n’y a pas d’ombre. En théorie on peut faire frire un œuf sur le capot d’une voiture.

Nous avions donc prévu d’arriver en fin de journée, avec l’espoir d’avoir un peu de ‘fraîcheur’ en ce mois de Mai. Première halte sur un camp avant l’entrée du parc, il fait bon, un peu d’air frais, on se dit que ‘c’est pas si pire’. Le coucher de soleil approchant, nous reprenons un peu la route pour aller l’observer a Zabriskie point. Arrivée la bas, on se croirait sur la Lune : vue sur les collines pleines de couleurs pastels.  Bon, la température monte un petit peu.

On pousse le vis en voulant finalement aller dormir dans un autre spot, Badwater, qui nous permettra d’observer le lever de soleil. On reprend la route, on entre dans le parc et la, on comprend assez rapidement que le parc est une cuve entourée de roches qui retiennent la chaleur. Conclusion : il fait très chaud. Alors oui il y a de l’air, mais le même air qui sort du four.. On dort tant bien que mal, (plutôt mal), sur ce parking étouffant ou nous ne sommes pas seuls. Ne vous inquiétez pas, on ne s’est pas donnés tout ce mal pour rien. Au lever du soleil, et avec un peu de fraîcheur même, on observe une étendue immense remplie de plaques de sel. C’est le point le plus bas, on voit d’ailleurs un panneau qui indique le niveau de la mer, 80 m au dessus de nous sur la roche. La rosé du matin colore les nuages et vient compléter ce magnifique tableau.

Sur la route pour sortir du parc, on fait un détour pour voir La Palette de l’artiste. Pour rejoindre le point de vue, on emprunte une petite route sinueuse sur 15 kms (interdite d’ailleurs aux campings cars) et on se demande ou elle nous amène. Le somptueux paysage de montagnes justifie le détour. On découvre un amphithéâtre dont les pigments minéraux ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses. Des nuances ocre, mêlées a des pointes de vert. On croirait vraiment que quelqu’un est passé mettre un peu de peinture.

Enfin, en continuant notre route, nous croisons un coyote, plutôt une coyote au vu des mamelles. Elle n’était pas farouche mais plutôt curieuse de notre présence. Un grand moment!