Ha Ling peak et Kelowna – Colombie Britannique

2,5 kms de montée. 885 mètres de dénivelé. Ça grimpe. On est bien en haut du mont Ha Ling à 2500m d’altitude. C’est le mont le plus grimpé des rocheuses canadiennes. C’est d’ailleurs certainement la plus grosse grimpette de notre voyage mais nous avons été récompensé ! Tout en haut, nous avons eu cette sensation d’être les rois du monde ! On admire la vue de la ville de Canmore qui est entouré de petites rivières turquoises. Sur le chemin du retour, on croise un troupeau de chèvres de montagne. Toujours aussi beau de regarder gambader les petits chevreaux!

Nous ne pouvions pas passer dans cette région sans aller assister à un rodéo 🙂 On vous laisse apprécier les photos, le spectacle était grandiose !

Whistler – Colombie Britannique

Le parc provincial de Joffre Lakes est situé a une heure de route de Whistler, la ville qui a accueilli les Jeux Olympiques d’Hiver de 2010, qui est aussi la plus grande station de ski d’Amérique du Nord. Ce parc est un véritable petit bijou. Imaginez des lacs émeraudes entourés de montagnes encore un peu enneigées. Les plus courageux peuvent même se baigner dans l’eau gelée!

On prend rapidement le départ de la randonnée, tellement impatients de voir ces premiers paysages de l’ouest canadien. On croise un premier petit lac turquoise, puis un deuxième puis enfin le célèbre lac Joffre. C’est magnifique ! Et c’est exactement ce qu’on attendait depuis le début de notre voyage 🙂

Nous avons ensuite fait un arrêt plus atypique dans une forêt qui abrite d’anciens containers. Les tags sont autorisés dans cette zone, ce qui donne un air joyeux à tout ce tas de rouille.

Le soir, on retrouve des amis français en road trip aussi, rencontrés plus tôt dans le voyage au Crater Lake. Nos itinéraires sont similaires alors on décide de prendre la route tous ensemble 🙂

Vancouver – Colombie Britannique

800 kms. État de Washington. Parc National des Cascades. Il pleut. Des trombes d’eau. On passe une nuit en espérant que ça se calme et qu’on puisse randonner. Le lendemain, c’est pire.

Le plan B est de descendre au sud pour aller au parc du Mont Rainier. Comme on apprend de nos erreurs, petit coup d’œil rapide à la météo : -12 degrés et tempête de neige. On ne réfléchit pas plus longtemps et on reprend la route !

Nous voici donc de retour au Canada ! Pour notre plus grand bonheur 🙂 et nous commençons notre visite par la belle ville cosmopolite de Vancouver !

Nous avons sillonné la ville à travers ses quartiers tous très différents les uns des autres. Un passage obligatoire par l’horloge à vapeur. Tous les quarts d’heure l’horloge siffle et émet des jets de vapeur.

Nous avons fini notre journée sur un spot au bord de l’eau où nous avons pu admirer le coucher de soleil sur la baie de Vancouver.

On reprend ensuite la route pour retrouver notre nature qu’on aime tant 🙂

Glacier National Park – Montana

Notre route continue en direction d’un parc à cheval sur le Canada et les États Unis : Glacier National Park.

C’est un des plus anciens parcs des États Unis (1930) et il fait partie du patrimoine de l’UNESCO. On pourrait s’attendre à rencontrer des tonnes de glaciers vu le nom du parc, mais ils ont tous fondus en raison du réchauffement climatique. Cela n’empêche que ça a été un de nos plus beaux parcs.

Nous avons commencé notre visite par la partie la plus sauvage du parc, très fréquentée par des randonneurs uniquement. Notre première randonnée a été époustouflante. Nous avons trouvé ici les célèbres paysages de l’ouest canadien que nous attendions tant. Et pourtant nous étions bien encore aux États Unis! Cette randonnée nous a permis d’arriver à un sommet au dessus du lac Grinnel, ce lac turquoise entouré de montagnes enneigées était magnifique. Et comme si ce paysage ne se suffisait pas à lui même, 10 minutes après notre arrivée, nous avons vu sortir de la forêt, 2 grizzlis qui jouaient ensemble ! Ce fut notre première rencontre avec ces animaux dans une randonnée et quelle aventure !

Nous pensions être au bout de nos surprises et pourtant.. Le lendemain nous avons pris le départ d’une randonnée sous la pluie pour aller voir Iceberg Lake. Après une grimpette humide, le lac s’est dressé devant et : WOW. Quel spectacle !

Un lac entouré de montagnes enneigées dans lequel tombe quelques icebergs. Malgré le vent glacial, nous sommes restés quelques minutes à contempler ce paysage, unique à nos yeux !

Sur le chemin du retour, les étoiles plein les yeux, une biche et son faon tout tacheté traverse notre route ! Un peu trop rapide pour nous, nous n’avons pas eu le temps de les prendre en photo.

Notre route continue et nous remarquons une tache noire sur le bord, assez proche. En regardant mieux, c’est un ours avec son petit… nous étions seuls donc nous avons pu le suivre discrètement depuis notre voiture. Jusqu’au moment où nous l’avons suivi à pied, avec uniquement la rivière qui nous séparait. C’était la première fois que nous voyions un ours de si près et qu’est ce que c’est beau!

On pourrait croire que cette magnifie journée s’arrête ici mais non, on continue notre route et un renard sort des fourrés pour venir prendre la pose…

Ça a été une de nos plus belles journées de ce voyage ! 🙂

Grand Teton – Wyoming

Nous reprenons notre route direction Grand Teton, le petit frère de Yellowstone. Ce parc est situé juste en dessous de Yellowstone. Nous voulions le faire à l’aller mais la grêle nous a refroidi. Ce parc est beaucoup moins connu que Yellowstone et pourtant il n’a rien à lui envier pour ses paysages.

Le parc est dominé par Teton Range, une superbe chaîne de montages qui s’élève brusquement. Les trois principaux sommets culminent à 4000 mètres d’altitude. Minute culture, le nom du parc a été donné par des trappeurs français. A la vue des trois plus hauts sommets enneigés, ils songèrent à la forme de tétons féminins. Et le nom est resté !

Nous partons randonner dans un canyon entouré de cascades. Pour se rendre au départ de la randonnée et au pied des tétons, nous devons prendre un petit bateau qui nous fait traverser le lac Jenny, situé au pied des montagnes. D’ailleurs les lacs de ce parc sont tous plus bleus les uns que les autres. Encore beaucoup de faune présente dans ce parc mais pas de rencontre avec les ours pour cette fois ci. On aperçoit tout de même quelques marmottes, des wapitis au coucher de soleil ainsi que des antilopes et leurs petits.

Yellowstone – Wyoming

Yellowstone pluvieux, Yellowstone heureux. Mais cette météo n’a pas mis en péril le but premier de ce voyage, ce que nous attendions le plus depuis notre départ : La chasse à l’ours.

Armé d’un véhicule tout terrain, d’un flair de lynx, d’œil de loup, d’une endurance de coyote et .. d’une bombe à ours, nous voici sur le départ.

Les premiers kilomètres parcourus nous ont permis de découvrir la beauté de Yellowstone. C’est le parc le plus ancien des États Unis et une des plus belles merveilles du monde. Des fumées de souffre s’échappent de chaque plaine, qui sont elles même entourées de montagnes enneigées, qui elles mêmes abritent lacs et rivières.

La première étape de notre chasse se déroula dans les zones des geysers. En effet, nous avions lu que les animaux aiment se balader le long des jets de souffre car c’est là où la neige fond en premier. Après un hiver rude, ils sont contents de retrouver un peu de terre ferme.

Nous avons vu des paysages extraordinaires. On pense notamment au grand prismatic qui est, avec la champagne pool de la Nouvelle Zélande (référence pour les fans qui nous suivent depuis le début), une merveille du monde. Un endroit où le fin fond de notre planète s’exprime de manière si variée et étrange à la fois. Nous sommes ensuite allé à la rencontre du geyser star du parc : Lone Star geyser, un peu plus en retrait donc moins fréquenté. Ce geyser qui entre en éruption toutes les 3 heures environ fait un bruit de réacteur d’avion tellement son jet est puissant. Nous remplissons nos souvenirs de magnifiques paysages mais.. toujours pas d’ours.

La deuxième étape de notre chasse nous a amené à parcourir la partie nord du parc, qui est plus sauvage. Après s’être renseignés, nous avons davantage de chance de voir les animaux à l’aube ou au crépuscule, nous organisons donc nos journées en fonction. Tôt le matin, nous commençons nos randonnées et en fin de journée nous chassons à bord de notre véhicule tout terrain. Des les premières randonnées, nous admirons un paysage très différent. En effet, nous grimpons entourés de montagnes enneigées et prenons de la hauteur sur des plaines à perte de vue. Lors d’une randonnée, nous voyons au loin venir droit sur nous, un mammifère. Plus il s’approche et plus il apparaît petit, bien trop petit pour être un ours.. Quand il s’arrête à 5 mètres de nous, le temps se fige et nous sommes bel et bien face à un magnifique coyote. Nous passons tous quelques minutes à se dévisager et le coyote décide de se décaler de quelques mètres pour nous laisser passer.

Le soir venu, nous passons au plan B de notre chasse et nous prenons la route. La première alerte se fait rapidement quand nous apercevons un mammifère, beaucoup plus haut ce coup-ci non loin de la route avec quelques voitures arrêtées. On s’approche, plein d’espoir (toujours la bombe à ours pas très loin), et là.. un élan. Il est beau, très beau même, on prend le temps de l’admirer mais ce n’est pas un ours.

La route continue, nous sommes plein d’espoir. Nous entrons dans la vallée de Lamar au Nord Est du parc, réputée pour sa faune abondante. Les paysages sont grandioses, on s’éloigne un peu des montagnes pour entrer dans d’immenses et magnifiques plaines parcourus par des ruisseaux. On remarque un attroupement de voitures au loin, ce qui est souvent signe qu’un animal s’y trouve, on se rend doucement sur place. Ce n’est pas un, ni deux, ni dix mais bel et bien des centaines de bisons que nous apercevons ! Quelle surprise ! C’est un animal surprenant et épatant à observer. Les oiseaux se promènent sur leur dos sans trop les déranger. Par contre les bisons sont éparpillés le long de la route et parfois sur la route, ce qui cause pas mal de bouchons. On s’en moque, on a le temps 🙂

Le jour tombe, nous décidons de faire demi tour en se disant que nous ne rentrons pas complètement bredouille. Sur le chemin du retour, une voiture est arrêtée sur le bord, et une personne semble insister à vouloir regarder en direction des montagnes à l’aide de jumelles. Qui ne tente rien n’a rien, nous allons lui tenir compagnie en lui demandant par curiosité ce qui l’intrigue. Et là! A 200 mètres de nous, couché en haut d’un rocher : Un ours ! Tant d’efforts pour apercevoir ce (petit) mammifère! On l’imaginait plus noir car c’est un ours noir alors qu’en réalité ils sont plutôt bruns. L’ours semblait faire sa sieste en relevant sa tête de temps à autre pour chasser les moustiques. Nous rentrons à notre camping tout sourire, notre chasse porte enfin ses fruits !

Le lendemain soir, après une journée randonnée sans rencontre animalière, nous reprenons notre chasse plein d’espoir. Le temps n’est pas avec nous, le ciel est sombre et les nuages sont très menaçants. On se dit qu’il en faut un peu plus pour effrayer un ours. Nous optons cette fois ci pour la partie Sud Est du parc où les ours sont moins fréquents mais ces derniers temps, certains s’y sont promenés. Après une route sous une pluie battante on décide de faire demi tour, bredouilles. Sur le bas côté où nous voulions nous garer pour repartir, une voiture est arrêtée et une personne regarde au loin dans ses jumelles, trempée. Un rapide coup d’œil à la plaine et là! Non pas un ours.. mais un grizzly! Ça va au delà de nos espérances ! En effet si les ours noirs sont communs dans le parc, il y a seulement une centaine de grizzly qui restent souvent bien cachés. Malgré la pluie, on passe un long moment à l’observer. Il gratte le sol, cherchant à manger, il part parfois en courant, dès qu’un orage éclate, il se lève et nous regarde. C’est un très beau moment.

Notre semaine à Yellowstone touche presque à sa fin et nous profitons de notre dernière journée en randonnant. Sur la route de l’allée, plusieurs arrêts dès que l’on voit un attroupement mais ce sont plus souvent pour des bisons, wapitis ou élans que pour des ours, moins fréquents. Parmi nos arrêts, un s’est avéré intéressant. Et oui, notre chasse ne s’arrête plus! A quelques dizaines de mètres de la route, derrière un arbre en contre bas : un ourson! Il faisait la sieste et on voyait sa tête et ses petites oreilles se relevaient de temps à autre. Nous ne sommes pas restés très longtemps car nous ne savions pas où était la mère 🙂

Sur la route du retour, un peu fatigués par l’enchaînement des 5 jours de randonnées et par nos chasses nocturnes, nous baissons notre garde. Il faut dire qu’on a déjà été bien gâtés! Nous entrons tout à coup dans un bouchon de voitures. On notera que ce sont les seuls bouchons que l’on apprécie car ils sont signes d’animaux 🙂 On voit plusieurs Rangers qui font signe aux voitures de circuler. On se dit qu’on est arrivés trop tard. On obéit aux Rangers et on circule prudemment. Quand tout à coup! Sur le bas côté, non pas un, ni deux mais plusieurs ours ! Un maman et ses petits ! A une vingtaine de mètres seulement! On comprend mieux pourquoi les Rangers se sont mobilisés, les ours sont proches et c’est dangereux. On arrive à prendre quelques clichés à la volée et on repart, le sourire aux lèvres.

San Francisco et la côte californienne

On continue notre découverte de la Californie avec la visite de l’incontournable San Francisco, la ville où il fait bon vivre.

Nous avons arpenté ses rues dès notre arrivée et on peut dire qu’elles sont très raides. D’ailleurs les locaux, qui eux connaissent ce dénivelé, utilisent plutôt le tramway au style ancien.

Nous avons ensuite pris le ferry pour aller visiter la célèbre prison d’Alcatraz. Dès notre arrivée sur l’île, le bâtiment est impressionnant par sa taille (9 hectares).

Des audio guides nous ont permis de visiter toute la prison avec plein d’anecdotes. Surnommée The Rock c’était la prison la plus redoutée des criminels et surtout celle dont on ne s’échappait pas.

Parmi toutes les tentatives d’évasion, seuls 3 prisonniers sont encore portés disparus officiellement, les autres ont souvent périt dans les eaux glaciales et agitées du Pacifique.

Après 29 ans de service, la prison ferma pour raisons financières.

L’île est aussi un refuge pour de nombreux oiseaux. Le jour de notre visite nous avons d’ailleurs pu voir des centaines de bébés mouettes, bien plus mignons que leurs parents 😉

Le soir venu nous sommes allé admirer le coucher du soleil derrière le Golden Bridge. Certains se lancent dans la traversée à pied ou en vélo, pour notre part ça sera en voiture !

Nous avons ensuite repris la route le long de la côte californienne. Durant nos différents campings sauvages nous avons pu observer les couchers de soleil avec les baleines en première plan. De beaux moments que nous n’oublierons pas !

Un de nos campings était au phare de Reyes point. Bien que la météo n’était pas clémente, la vue était splendide, comme une impression de bout du monde.

Nous avons ensuite quitté la côte pour traverser le parc national de Redwood. Nous sommes passé le matin assez tôt ce qui nous a valu une traversée entre les immenses arbres dans la brume et un décor digne d’un film.

Yosemite – Californie

Ah Yosemite. On t’a détesté, on t’a apprécié, tu nous as tué mais surtout tu nous as époustouflé. Yosemite National Park est l’une des plus belles vallées sur Terre et le 2ème parc américain le plus ancien derrière Yellowstone. Evidemment, nos routes devaient se croiser.

Notre premier jour justifie le fait qu’on a, pendant quelques heures seulement, détesté ce parc. Victime de son succès, on se doute que nous n’étions pas seuls. Après une longue route sinueuse très chargée, nous arrivons enfin dans la vallée de Yosemite. On peut dire que les décors sont déjà grandioses. Notre première inquiétude étant le camping, que nous n’avions évidemment pas pris la peine de réserver en avance. Comme prévu, en arrivant dans le parc, le visitor center nous indique que tout est archi plein. Il restait quelques places dans des campings a 30 minutes de route mais impossible pour nous de se dire qu’on devait refaire la route (et ses bouchons) en sens inverse. Après avoir étudié tous les plans possibles, on tente le ‘coup de téléphone a un ami’, en l’occurrence a la rangers en charge des réservations des campings. On se rend au bureau en personne et on fait nos yeux doux, ‘Bonjour, oui on cherche minimum 3 nuits de campings ici, il est 16h45 et vous fermez dans 15 minutes. C’est bien ça.’ Evidemment, elle nous répond que tout est plein depuis des mois. Puis, comme par magie, son téléphone sonne et une annulation vient tout juste de tomber. On arrive maintenant dans la phase : On t’as apprécié. Avec tout autant de chance on arrive a réserver 1 nuit + 1 autre plus tard. On retrouve ensuite des amis (https://eloetfloenvadrouille.wordpress.com/) avec qui on partage un emplacement, nous arriverons finalement a passer 4 jours complets!

Notre première journée plus fun commence et pour libérer tout ce trop plein de stress et d’énergie, nous partons faire 8 km sur 1000m de dénivelé pour se rendre en haut d’une des 4 chutes de Yosemite. Il fait très chaud, c’est dur mais la chute nous envoie un peu de brume de temps a autre ce qui nous motive. On arrive en haut après 3 heures de grimpette et c’est beau. Vraiment beau. On est effectivement tout en haut de la chute et on a une vue impressionnante sur le parc.

Notre deuxième journée étant une journée repos, on prend le départ d’une plus petite randonnée dans le secteur de Glacier Point. Ces quelques 4 kms nous permettent d’atteindre le Sentinel Dome, moins célèbre que le Half dome, véritable mascotte du parc. On grimpe tout en haut de ce dôme, la vue est superbe, bien que très différente de celle de la veille. En effet, on peut voir la forme du Half Dome qui semble avoir été coupé net. On décide de prolonger un peu la randonnée pour descendre jusqu’à Glacier Point. Ce point de vue permet de voir 3 des 4 cascades de Yosemite ainsi que la vallée surplombée par le Half Dome.

On reprend les choses sérieuses pour notre troisième journée et on prend le départ de la randonnée la plus populaire du parc. Quelques 10 kms et 700m de dénivelé permettent d’approcher 2 cascades du parc : Vernal et Nevada. On atteint assez rapidement la première cascade et on peut dire qu’on l’a bien vu! En effet, le sentier passe presque dans la cascade et donc on ressort d’ici : trempés. On ne se plaint pas avec les 30 degrés extérieurs! On continue le chemin qui est maintenant composé de grandes marches d’escaliers glissantes vers Nevada fall. On passe par l’étape : Tu nous as tué. Le chemin est beaucoup plus raide et donc beaucoup moins fréquenté, a notre grand plaisir. On arrive enfin au sommet de tout, ou presque, puisqu’on reste au pied du Half Dome. On atteint la phase : Tu nous as époustouflé. On ne s’attendait a rien et on est restés bouche bée. La vue panoramique du haut de la chute est encore plus impressionnante que notre première randonnée. On reste la haut, au soleil, a admirer le paysage et a se reposer dans ce petit coin de paradis. On vous laisse en juger par les photos 🙂

Sur le chemin du retour, histoire d’assurer la position de cette randonnée dans le top 3 de notre classement final, un serpent a sonnettes croise notre route. Il est gros, impressionnant et prend tout son temps pour traverser.

On profite de notre dernière journée pour se promener dans le parc et faire des lessives avant de reprendre la route direction San Francisco!

Sequoia et King’s Canyon – Californie

La route continue direction Séquoia National Parc. Le parc est situé à une altitude de 2500m et regroupe d’imposants sommets, gorges profondes, lacs, rivières et des forêts d’arbres millénaires, notamment des séquoias géants !

On passe la première journée du côté sud et plus nature du parc. On emprunte une petite route de montagne déserte, on aperçoit même un lynx! Après l’avoir vu traverser, nous l’avons observé se reposer pas très loin de la route. On garde quand même nos distances!

On voit enfin le bout de cette route très sinueuse et on arrive à un campement au milieu des montagnes, au bord d’une rivière, magique. On se fait même le plaisir de préparer des pizzas au feu de bois : les meilleurs de notre vie! Bon nous sommes dans une zone active d’ours, on est prévenu plus d’une fois avec les panneaux donc on prend bien soin de ranger la nourriture dans les caisses en métal mises à disposition. Autre précaution, les marmottes ont pour fâcheuse habitude de grignoter les câbles des voitures. Pour éviter cela, les rangers nous recommandent de bâcher le moteur de notre voiture. Regardez les photos c’est tout une technique!

Le lendemain, réveil matinal pour gravir les 800m de dénivelé sur 10kms et aller à la rencontre du Eagle Lake.

On espère tout le long de la montée croiser un ours mais ils ont l’air de bien se cacher. Par contre les marmottes nous accompagnent tout le long. Après une bonne grimpette, on arrive au lac d’altitude. Le paysage est magnifique,un lac transparent entouré de montagnes enneigées. On se croirait dans les Alpes!

Deuxième jour dans le parc, un peu plus reposant. On rejoint la partie plus touristique. Premier arrêt : Moro Rocks. 350 marches pour monter un dôme géant en granit qui permet d’avoir une vue imprenable sur le parc. Deuxième arrêt, enfin plutôt un passage dans un arbre couché qui fait office de tunnel. Dernier arrêt pour aller voir l’organisme vivant le plus imposant au monde : le Général Sherman Tree. D’une circonférence de 30m, cette arbre de 83m de hauteur a 2200 ans, et il est bien conservé! On se sent vraiment petit à côté, et personnellement on vote pour sa candidature au roi de la forêt.

Troisième jour, on met le cap sur King’s Canyon. Techniquement c’est un autre parc mais il se situe au même endroit que séquoia parc. Après une nuit mouvementée, à essayer de chasser les bêtes qui grattent sous la voiture, nous prenons le départ d’une randonnée de 13kms pour aller voir la chute brume. Cette randonnée longe la rivière et finit par une grimpette pour atteindre la chute. On observe d’en bas en se faisant un peu mouillé! La fonte des neiges est récente donc la chute a un débit impressionnant.

Joshua Tree – Californie

On reprend la route direction le parc de Joshua Tree. Il doit son nom à ses célèbres arbres cactus que l’on trouve uniquement dans ce parc.

Le plan initial était de randonner pour aller voir une Oasis. En arrivant dans le parc, des Rangers nous signalent qu’une personne est disparue depuis longtemps donc ils ferment le parc pour partir à sa recherche.

Plan B (on commence à avoir l’habitude !), on trouve une randonnée dans le Ladder Canyon, proche du parc. Il fait très chaud et on le ressent des le début de la randonnée. Rapidement, le chemin entre dans le canyon et on trouve un peu de fraîcheur. On commence à comprendre le nom du canyon quand on gravit les premières échelles pour grimper les parois. On croise d’ailleurs un couple avec un chien, qui ont décidé d’attacher le chien (un gros chien) sur le sac de randonnée pour passer les échelles. On se dit qu’on se complique trop la vie parfois! On sort enfin du canyon et on atteint un point de vue sur cette partie désertique.

Le lendemain, 2eme essai pour aller voir l’oasis perdue, et ce fut concluant ! 11kms de randonnée dans un désert assez chaud et sans ombre. Mais le décor en valait le coup, on croise pleins d’arbres plus atypique les uns des autres. En arrivant à l’oasis, on aperçoit des immenses palmiers comme s’ils s’étaient un peu perdus dans ce désert. Ça nous permet de prendre notre pause repas à l’ombre !